Vivons-nous mieux que nos parents ?

Tout est parti d’une banale discussion entre collègues : vivons-nous mieux ou moins bien que nos parents ? Le genre de brève de comptoir qui n’aurait pas du rester plus de quelques minutes dans mon cerveau.

Sauf que cette question résume bien le sentiment d’insécurité et d’anxiété qui règne depuis la fin des années 90. Peut-être même depuis le 11 septembre 2001, mais je manque de temps pour théoriser là-dessus, si besoin était d’ailleurs.

Le fait est que la société actuelle est fondée sur la toute puissante notion de prévention. Dans ce mot prévenir, en français, il y a la notion d’anticipation. Ce qui est drôle, c’est que le verbe étymologiquement proche en anglais est « prevent from », qui signifie tout simplement empêcher.

Et je suis partisan de l’approche anglaise. La prévention à haute dose est castratrice et anxiogène. Alcool, tabac, vitesse, cancer, sida, nutrition, sport, nous sommes abreuvés de messages qui nous renvoient vers notre mort. Pas très motivant. Or, la mort étant la crainte la plus partagée, plus personne ne bouge de peur de tomber.

Sur le marché du travail, c’est la même chose. La peur du chômage étant dans toutes les têtes, la notion même de démission est en train de devenir un acte réservé aux élites. Ce qui laisse les mains libres aux employeurs peu scrupuleux.

Pour finir, et répondre à la question posée, je pense que notre quotidien s’est grandement amélioré par rapport à celui de nos parents. Internet, mobile, et j’en passe. En revanche, il est probable qu’on ait laissé tomber l’insouciance en cours de route.

Post rapide écrit sur iPhone… Vivement l’iPad…


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