Réflexions sur le web, l’emploi et l’entrepreneuriat - Guillaume Limare - Guillaume Limare

Steve Jobs nous réserve encore de belles surprises

Nombreux sont ceux aujourd'hui qui parlent de déception en évoquant l'iPad. Pourtant, ils ont la mémoire courte : les produits Apple montent toujours en puissance. La raison est simple : le culte du secret de la V1 empêche les interactions trop nombreuses avec les partenaires.

Steve Jobs nous réserve à mon avis encore quelques belles surprises, dont la plus belle sera sans nulle doute un news store avec système  d'abonnement aux différents titres de presse.

On en reparle à Noël. :)

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Reveal, le "HR game" de l'Oréal

L'Oréal a toujours été friande d'innovations RH. Elle fut une des premières entreprises sur Second Life et possède aujourd'hui une page Facebook "L'Oréal Talent Recrutement" avec plus de 8000 fans.

Ce matin, le leader mondial des cosmétiques a lancé ce que l'on pourrait qualifier de premier RH game en France : Reveal. Le concept ? Une immersion dans les différents métiers et la culture managériale de l'entreprise sous la forme d'un jeu rempli d'énigmes et de cas de management.

Le joueur peut gagner chaque année 5 jours de voyage à Paris (humm) et a priori un stage chez L'Oréal (hummm), d'après le réglement du jeu. C'est ce même réglement qui nous apprend que le joueur peut gagner des points de 3 manières différentes :

  1. Le jeu : Il s'appuie sur un scénario divertissant, réaliste et didactique, avec des énigmes à résoudre, des indices cachés à trouver et un réseau de participants à créer ;

  2. Evaluation des capacités managériales : elle repose sur une série de réponses à des questions précises chronométré, dans un environnement professionnel, ainsi que des cas chiffrés à résoudre ;

  3. Évaluation des préférences des carrières : cet outil de planification de carrière est complété par un contenu éducatif pour chaque compétence. Il est basé autour de questions techniques fixes et d'une question ouverte.
En dehors des lots que je ne trouve pas particulièrement alléchants, je trouve le concept et le character design particulièrement réussis. Ce jeu s'inscrit parfaitement dans le cadre des serious games et des nouveaux moyens de recrutement, de plus en plus indispensables pour séduire une génération Y (ou quoi que ce soit d'autre) de plus en plus exigeante.

Allez, je vais peut-être y jouer. :)

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Tags associés  //   L'Oreal   recrutement   serious game  

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Nouvelle identité Peugeot, j'adore !

 

Quelques lignes pour vous faire partager mon coup de coeur pub de ce début d'année : la nouvelle campagne Peugeot.

J'adore.

Via Fubiz.

 

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News et emploi du temps

Honte à moi. Nombreux étaient ceux qui disaient que je ne tiendrais pas la distance avec ce blog nouvellement créé. Ils ont eu raison pendant les 30 derniers jours, qui ont vu beaucoup de bouleversements modifier mon emploi du temps. Et ma vie en général.

Pour faire simple, mes nouvelles responsabilités au sein de CareerBuilder France m'ont complètement aspiré. La transition avec Alexandre Xiradakis (parti rejoindre François Goube et son équipe chez JobiJoba) a été intense en absorption d'informations. Et surtout, je n'avais plus d'ordinateur portable pour écrire mon billet biquotidien (oui, oui, ça se dit.. ;) ) Bref, cette période est désormais terminée et je vais pouvoir revenir aux bonnes habitudes de publication.

Il me reste encore quelques détails à régler, notamment l'accès à Seesmic sur mon portable professionnel (sur lequel on ne rigole pas avec la sécurité) et je pourrai enfin reprendre quelques dossiers en cours.

Rapidement, j'aurais aimé vous faire partager plus en détails :

  • Mon opinion sur la prochaine acquisition de HotJobs (Yahoo) par un acteur de l'emploi. Je ne suis pas (encore) dans le secret des Dieux et je ne connais pas la position de Matt Ferguson sur la question, mais il est évident que CareerBuilder s'est intéressé au dossier. Tout comme Monster et probablement quelques groupes de presse. Yahoo possède en effet un produit qui ne manque pas d'atouts. Néanmoins, nous sommes beaucoup plus proches de Microsoft et de MSN, dont nous équipons aujourd'hui le portail emploi.
  • Mon avis sur le Nexus One. A la place, je vous recommande d'aller faire un tour du côté du blog  Nexus Phone, le premier blog français dédié au smartphone de Google. Adrien Plat et Pierre Van Gansen (tous deux croisés sur le campus du groupe ESSEC) sont les architectes de ce projet, à qui je souhaite le succès qu'ils méritent. (Ah bon, il n'a pas la 3G le Nexus One ? Hum.)
  • Et enfin, tirer un coup de chapeau à deux blogs bien différents : celui de Boulet, dessinateur que vous connaissez sûrement, dont la créativité me fascine toujours autant ; et celui de Learn Something Everyday, qui me fait voir la vie d'un angle différent. J'en profite d'ailleurs pour remercier @ant1j pour ces deux trouvailles.
Allez, promis, ce coup-ci je reviens très vite.

 

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Je suis désormais Directeur Marketing de Careerbuilder France

Voilà, c'est dit. Je quitte mes fonctions de CEO de monCV.com pour rejoindre le groupe Careerbuilder. Quitter une entreprise qu'on a créé n'est jamais évident... mais il faut savoir saisir les opportunités quand elles se présentent. Depuis quelques temps déjà, je songeais à de nouveaux horizons et je n'ai donc pas hésité à sauter le pas.

Je suis particulièrement heureux de rejoindre Careerbuilder, au moment où les ambitions européennes du groupe sont clairement affichées. Je suis donc désormais en charge du marketing de 7 sites : careerbuilder.fr, lesjeudis.com, erecrut.com, cao-emplois.com, ingenieur-emplois.com, recrulex.com et phonemploi.com (issus du rachat du groupe Les Jeudis en 2008).

CareerBuilder compte environ 2000 collaborateurs et a pour actionnaires Gannett Co., Inc., Tribune Company, The McClatchy Company et Microsoft. Le site careerbuilder.com attire chaque mois plus de 23 millions de visiteurs uniques et occupe la place de n°1 aux Etats-Unis devant son rival à tête de monstre. ;)

Une nouvelle aventure commence donc pour moi, et je suis heureux de vous faire part de cette belle nouvelle ! 2010 sera une année particulièrement passionnante...

On en reparle. ;)

 

 

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Le calme avant la (petite) tempête

Une petite dizaine de jours depuis mon dernier post. La raison ? Je meurs d'impatience à l'idée d'annoncer une certaine nouvelle, mais je ne peux encore rien dire. Si tout se passe bien, ce sera vendredi après-midi. D'ici là, je n'écrirai rien, sauf en cas de grosse actu RH à commenter.

J'en profite pour vous dire que le Smashing Book est un petit délice. Je le conseille à tous les webdesigners et responsables marketing. Les développeurs y trouveront également leur compte je pense.

A très bientôt.

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Le CEO de Careerbuilder parle du marché et du futur des job boards

Matt Ferguson, CEO de Careerbuilder, a participé à une session de questions-réponses organisée par Stifel Financial Corp. Il y a notamment affirmé que le business des job boards n’avait pas souffert de l’émergence des métamoteurs (Indeed, Simply Hired) et qu’il ne souffrirait pas de l’arrivée des business model à la performance. En revanche, il a avoué que les réseaux sociaux étaient aujourd’hui à la fois la plus grande menace et la plus grande opportunité.

C’était pour faire court. Car Matt Ferguson a bien sûr commencé par égratigner Monster au sujet de son nouveau Power Resume Search, dont on a beaucoup parlé dans la presse et dans les blogs... du moins aux US. Ce service est censé améliorer la recherche de candidats via recommandations et critères de filtrage. D’après Ferguson, cela ne sert pas à grand chose, puisque la plupart des clients passent par leurs ATS (Applicant Tracking System) pour gérer les candidatures. Par ailleurs, il arrive bien tard sur le marché puisque Careerbuilder possède son moteur de recommandation depuis 5 ans. Entre nous, il ne pouvait bien sûr pas dire le contraire. Néanmoins, je trouve que l’argument des ATS tient la route.

Ensuite, il a donc évoqué les différents business models du marché, ce qui a bien sûr éveillé mon intérêt. Matt Ferguson pense que le “pay per hire” (paiement à l’embauche) ne percera pas. Pour lui, un job board reste un support publicitaire pour les entreprises. J’imagine qu’il pense que le paiement à la performance reste l’apanage des cabinets de recrutement, et effectivement, la démarche n’est pas la même. Cependant, introduire un prix variable en fonction de la qualité des CV pourrait être un juste milieu. C’est d’ailleurs l’avis de Monster. Avec les complications et les problèmes d’éthique que cela engendrerait...

De la même manière, il ne voit pas les métamoteurs remplacer les job boards à terme. Pour la bonne raison que les plus gros clients de ces métamoteurs sont... les job boards. Je partage son avis sur ce point : les métamoteurs sont des nouveaux entrants en amont de la chaîne de valeur, mais ne sont pas de réels concurrents. La valeur réside toujours dans l’offre d’emploi. Sachant que personne n’est à l’abri d’un coup “à la Keljob”...

Enfin, il considère que les réseaux sociaux dans leur ensemble présentent une menace pour les job boards. Il s’agit d’un challenge à relever et d’une formidable opportunité. Le partenariat Careerbuilder/Facebook s’inscrit dans cette logique.

Bref, un entretien intéressant qui nous permet de connaître l’avis du leader américain sur l’état et les perspectives du marché.

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Linkedin ose la pub dans sa mailbox

Petite révolution chez Linkedin, en tout cas sur mon compte.
J'ai reçu aujourd'hui un message provenant de Linkedin Partners, me vantant les mérites de Mercedes. En ce qui me concerne, il s'agit de la première fois que je reçois un message de partenaires dans ma mailbox Linkedin. Le message n'est bizarrement pas cliquable depuis la home, mais accessible uniquement depuis la boîte aux lettres.
J'ai bien sûr cliqué pour voir. Pas de message standard, mais une redirection automatique vers une page aux couleurs de Mercedes. Copie d'écran ci-dessus.
Suite à cela, plusieurs réflexions me viennent à l'esprit :

  • Je suis pratiquement sûr de ne pas être opt-in chez Linkedin. Pourquoi dans ce cas ai-je reçu ce mail ?
  • Aucune possibilité de désabonnement sur la page Mercedes. Dois-je le considérer comme du spam ?
  • Le système n'est pas très au point : j'ai reçu le mail en double.

Pour moi, Linkedin joue ici avec le feu. Il serait dommage de griller une belle réputation de sérieux par de futures campagnes de mails non-sollicités. Gardons-nous de juger hâtivement, il s'agit peut-être d'un bug... Je croise les doigts.

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Allez-vous acheter des actions Facebook ?

Le 25 novembre, Facebook a annoncé avoir modifié sa structure de capital. Désormais, il existe deux types d'actions au sein de l'entreprise : des actions de type A à droit de vote standard, et des actions de type B à droit de vote étendu. D'après les informations du Financial Times, le multiple serait de 10. Concrètement donc, un actionnaire possédant une action de type B obtient 10 droits de vote associés.

Pour les fondateurs et les actionnaires historiques, cette opération est une bénédiction : il suffit de conserver environ 7% des actions de l'entreprise pour contrôler 50% de ses droits de votes, et de facto l'entreprise. Un noyau dur d'actionnaires peut donc faire la pluie et le beau temps, sans se préoccuper de la majorité silencieuse. Et encore plus fort : si une action de type B est vendue, celle-ci perd automatiquement son droit de vote étendu et se transforme en action de type A. Une façon efficace de récupérer sa plus-value sans mettre son pouvoir en péril.

Facebook n'a rien inventé et s'inspire ici des modèles mis en place par Google, mais aussi le New York Times et le Washington Post. Vous pouvez lire la lettre de Page et Brin envoyée aux actionnaires lors de l'introduction en bourse de Google.

Revenons donc à la question posée dans le titre : allez-vous acheter des actions Facebook ? Bien sûr, ce n'est pas pour tout de suite, mais tout semble converger vers une IPO à l'horizon 2010-2011. L'entreprise va d'ailleurs lancer une très belle campagne marketing par le biais du film "The Social Network" réalisé par David Fincher, qui devrait sortir en 2010. Quoi de mieux pour convaincre les petits porteurs que de les faire s'identifier aux personnages de cette success-story ?

Revenons à nos moutons. Si je dois acheter des actions Facebook, que vais-je considérer ?

  1. La valorisation de l'entreprise. Soyons clairs, je ne vais pas investir sur les valorisations hallucinantes des années passées. Il me faut des chiffres (qui devront être communiqués) avec une estimation des revenus futurs sur plusieurs années. Bien plus donc que les quelques infos qui circulent ça et là sur le web.
  2. Le business model. Là encore, la notice présentée à la SEC par Facebook nous renseignera sur la stratégie de revenus de l'entreprise à moyen long terme. De quoi nous rassurer, ou nous faire fuir.
  3. La pérennité de l'entreprise. Sachant que contrairement à Google, la position de Facebook semble plus fragile : peut-on craindre une "next big thing" ? Myspace a bien été détroné par Facebook en quelques années. Et l'épée de Damoclès reste le respect de la vie privée des internautes...
  4. Le caractère avare des sociétés web en bourse. Très peu de dividendes distribués : Google reste une exception. J'investis donc en espérant quelques bulles spéculatives sur le titre et une bascule avantageuse à la revente des titres.

Si j'ai toutes les infos, et que tous les voyants sont au vert, il est fort probable que j'investisse lors de la future introduction en bourse de Facebook. Et vous ?

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Vie personnelle et internet en entreprise, des chiffres édifiants !

Le 24 novembre, Careerbuilder US a sorti son étude annuelle, dédiée en 2009 à l'utilisation d'Internet sur le lieu de travail. 3100 salariés et 4700 entreprises ont été interrogés. Je me permets d'en traduire les grandes lignes sur ce blog. Comme vous le verrez, certains chiffres sont édifiants, notamment en ce qui concerne les pratiques des employeurs. Je rappelle qu'il s'agit d'une étude américaine et que la législation n'est pas la même en France. Certains licenciements évoqués ci-dessous seraient a priori qualifiés d'abusifs dans notre pays.

Quelques infos classiques côté employés

58% des salariés déclarent utiliser Internet pour des fins personnelles sur leur lieu de travail. 21% y consacrent plus d'une heure par jour. 32% déclarent qu'ils vont utiliser leur ordinateur professionnel pour effectuer leurs achats de Noël sur Internet en 2009 (29% l'année dernière).

61% des travailleurs ont un profil sur un réseau social. Parmi eux :

  • 51% visitent leur réseau social pendant leurs heures de travail. 11% d'entre eux y passent plus d'une heure par jour.
  • 13% sont amis avec leur patron sur leur réseau social ;
  • 22% ont un profil personnel et un profil professionnel.

Beaucoup plus intéressant côté employeurs

Sur la gestion des réseaux sociaux :

  • 21% des employeurs interdisent tout simplement à leurs employés de s'exprimer sur leur entreprise sur un réseau social !
  • 16% surveillent le profil personnel de leurs employés sur les réseaux sociaux, 14% leurs blogs ;
  • 37% ont instauré des incitations à une communication corporate responsable et modérée sur un réseau social personnel ;
  • 17% ont mis en place une politique stricte, avec interdiction de parler de l'entreprise en termes injurieux ou diffamatoires ;
  • 13% ont désigné des employés comme porte-paroles de l'entreprise sur un réseau social.

Sur les sanctions appliquées :

  • 20% des employeurs ont licencié un employé pour usage personnel d'internet sur le lieu de travail ;
  • 5% ont licencié un employé parce qu'il faisait ses courses de Noël en ligne (!!) ;
  • 32% surveillent les emails de leurs employés et 16% les chats et instant messaging ;
  • 8% ont licencié un employé pour échange personnel de mails sur le lieu de travail ;
  • 50% bloquent l'accès à certains sites.

Alors ? Qu'en pensez-vous ? En ce qui me concerne, je suis favorable à la restriction d'accès à certains sites sans rapport avec le poste occupé, mais complètement opposé à toute forme de surveillance.

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Crédits photo : temple de Cho-gen, Shizuoka, Japon, par shinnygogo. Creative commons.